Monthly Archive for mai, 2009

En bord de Loire

Quoi de plus agréable qu’une petite ballade en famille en bord de Loire ?

Équipé de ma boîte à image, j’ai pu saisir les rares engins qui circulaient sur l’eau à ce moment (données EXIF).

Le Saint Germain que vous apercevez ci-dessus transporte du sable vers les stations d’épuration. Il faut dire que le sable ne manque pas au fond du plus long fleuve de France ; ce document de Loire Estuaire le montre.

J’avais malheureusement réglé mon D90 sur format JPEG pour les photos de famille que je retravaille rarement. J’aurais davantage apprécié mon RAW (.NEF) habituel, prévu pour être travaillé en profondeur sans destruction de l’original.

Chemin faisant, nous avons pu admirer l’architecture bien reprise en main, sur la commune de Couëron, (données EXIF)

Cette ensemble fabrique a été converti, mais je ne sais pas encore en quoi. Bon boulot quoi qu’il en soit.

J’étais équipé pour cette ballade d’un Nikon D90 et objectif Nikon 55-200 VR.

Une France à la dérive ?

Je vous propose avant tout chose de prendre connaissance du texte de Pierre-Olivier qui me fait écrire ces quelques lignes.

Merci.

La question du “pouvoir d’achat” largement portée par les media est calmée en ce moment.
Si ce thème a été abordé dans la campagne de l’actuel Président, l’équation proposée pour l’amélioration du pouvoir d’achat ne tient pas.
On améliore pas le pouvoir d’achat ; on améliore la donne économique en permettant l’épanouissement du Marché par des mesures adéquates. Ces mesures assurent l’essor économique des entreprises et donc de ses participants, (avec les précautions que nous apprennent les événements du Credit Crunch)

Le Français a peur car aujourd’hui on lui demande de faire face.

Depuis la fin avérée des Trentes Glorieuses, les Français se sont endormis au son rassurant d’un Etat Providence. Seul Raymond Barre, pendant le second choc pétrolier, a tenu un langage franc sur l’attitude raisonnable a tenir. Le réveil est difficile ! “Même au fond de la piscine le Français cherchera encore à creuser”, disait le Premier Ministre.

Il est demandé aujourd’hui aux Français, (pas toujours adroitement d’ailleurs), de faire un effort. Cela se manifeste par une série de réformes qui ont tellement tardé à venir qu’elles sont très difficiles à accepter maintenant.
L’Etat ayant donné sans faiblir, le Français (certains Français) rechigne(nt) à faire l’effort de remonter les manches.
Mais en vérité – et il faudrait l’apprendre à l’école – il n’y a pas de droit sans devoir. Le droit au respect n’est possible que si l’on respecte, celui d’être aidé que si on aide aussi. Les Américains ne sont pas aussi individualistes que l’on ne pourrait croire. Il existe dans se pays une valeur civique qui reste forte quand il le faut. C’est cette valeur que les Français, (certains Français), doivent retrouver. l’Etat doit savoir donner ; le citoyen aussi.
La difficulté en France, c’est qu’une minorité ralentit le pays. Le Français est certainement respectueux, travailleur. Il a fait de notre pays l’endroit doux dans lequel beaucoup aimeraient vivre. La classe politique française elle-même n’arrive pas à faire de halte au feu et à construire. On comprend mieux cela quand on sait que cette classe politique est formée de professionnels et très rarement d’élément émergeant de la société civile. Le professionnel n’a d’autres choix que de défendre son siège, (vrai à droite, vrai à gauche). Le politique ne doit pas non plus échapper au Devoir.

La France est-elle à la dérive ? Je dirais que oui, depuis une trentaine (quarantaine ?) d’années. Le réveil c’est aujourd’hui. Le train de réformes est en route. La résistance est très forte. Conjoncture malheureuse : on apprend que la mondialisation existe et est inéluctable à travers l’effondrement partiel de la finance mondiale.

Le challenge est donc double :
-se remonter les manches et faire fit de certaines illusions d’Exception Française et reconstruire, (vite !), certaines pièces du système national.
- faire face à la compétition internationale longtemps ignorée
La France a un atout dans sa manche : une certaine mesure des choses. Celle qui fait qu’à ce jour notre système financier est moins touché par le Crunch que ceux de beaucoup de nos voisins.
Je remercie Pierre-Olivier de m’avoir donné l’occasion d’écrire ces quelques lignes.
Update (14 mai)
Voici  un article de The Economist poussé par François sur Twitter. Une vue très fine, comme toujours chez The Economist.